L’été dernier, j’ai découvert que j’avais une âme.

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Pour être plus précise, j’ai toujours pensé que j’avais une âme. Mais, je la représentais comme un soleil dans ma poitrine. Un soleil à visage humain, avec les yeux fermés et un petit sourire qui s’agrandit quand je suis heureuse….

Seulement, l’année dernière, j’ai réalisé qu’il y avait bien plus. Oui, bien plus.

– J’ai réalisé que j’étais une âme vivant une expérience humaine -.

D’accord, ceci demande explications !

Avant de développer sur cette réalisation, retraçons un peu la succession d’événements qui m’ont mené le matin du 25 juillet 2017, à me dire « …c’est mon âme… ».
J’ai toujours vu le travail comme une source d’épanouissement et non comme une contrainte. Seulement, après un bac L en poche et une scolarité sans encombre, je me retrouve en 2006, à 18 ans, perdue dans les liiiiiiiiimbes de l’orientation pour mes études supérieures. Je ne sais pas quoi faire de ma vie mais je veux un métier de contact (maigre piste…).

Et finalement, au bout de 6 ans de différentes expériences et l’obtention d’un BTS, j’entame une licence en Ressources humaines.

J’ai enfin trouvé une direction – Je veux aider les gens à trouver leur voix/voie ! –

Passons sur l’ironie !

Nous sommes en 2013, je fais donc quelque chose qui résonne pour moi mais je ressens une sensation de quelque chose de plus qui souhaite s’exprimer. Parce que j’ai trouvé mon « quoi faire » mais reste à préciser mon « comment le faire ». Après tout, il y a tellement de manières d’aider les gens à trouver leur voix/voie. Donc, je suis toujours un peu en quête de mon moyen d’expression. (oui, « mon métier à exercer », ce n’est pas assez poétique)

A cette époque, je passe beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps à écouter des interviews d’artistes, de fondateurs et dirigeants d’entreprise. J’ai aussi une obsession pour les discours donnés aux cérémonies de fin d’études – ce moment où une personne vivant ses rêves dit à la prochaine génération, « Allez-y ! Le monde est à vous ! Bossez dur ! Echouez ! Vivez-vos rêves, ils en valent le coup. C’est possible, j’en suis la preuve ! ».

A force d’écouter ces histoires, cela stimule en miroir, mon envie de trouver mon ambition.

Et un jour, en fait, le 9 juin 2013, après avoir tapé « motivation », un peu au hasard sur YouTube, je tombe sur une interview de Will Smith disant avec une conviction incroyable :

« Fais un choix ! Tu décides ! Ce qui va se passer, qui tu vas être et ce que tu vas être. Décide ! Et, à partir de là, l’univers va t’ouvrir le chemin. »  Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai reçu ces mots comme une décharge électrique qui m’a réveillée comme jamais…! En continuant dans les méandres des vidéos, et grâce aux recommandations YouTube, j’ai découvert le pouvoir de l’intention, le pouvoir de la manifestation. L’existence et l’influence des croyances limitantes et facilitantes qui agissent comme des filtres sur notre vie. J’ai découvert le poids de mon mental sur ma perception du monde. Comment ce sur quoi je concentre mon attention détermine ce qui m’arrive que ce soit positif ou négatif. L’effet de la visualisation, de l’intuition et aussi, le lien avec une intelligence/une conscience infinie. Le fait qu’il n’y ait pas de hasard, qu’il n’y ait pas de coïncidences et que la vie me parle bien plus que ce que je crois.

Petit retour à l’été 2016. J’ai vécu avec cette nouvelle « philosophie de vie » pendant 3 ans et avec satisfaction. J’ai obtenu un master en Ressources humaines en alternance, j’ai créé mon blog et j’ai trouvé un emploi dans l’insertion professionnel des jeunes. – on était plutôt bien – !

Seulement, je me confronte maintenant à un problème relationnel que je n’arrive pas à résoudre malgré toute ma bonne volonté. Alors, je demande de l’aide, de l’aide…à l’Univers. Parce que depuis 2013, j’avance main dans la main avec l’Univers et ça fonctionne pas mal. On ne juge pas cher.ère lecteur.ice

Je demande encore, encore, encore. Et les premiers mois rien, pas de signes. Rien. Puis, un début de quelque chose. La seule réponse que j’obtiens à travers mon intuition est « choisis l’amour » encore, encore, encore (Oui, super… !). Sauf que j’ai beaucoup de mal à l’appliquer ou plutôt à voir ce que je dois faire avec ça. Cependant, mes lectures du moment vont éclaircir et confirmer cette intuition.

La capacité d’amour vient de l’âme. Pendant cette année chaque expérience, chaque relation, chaque lecture ont agi comme des aiguilleurs pour me mener à une approche spirituelle. J’ai lu le livre A new earth (Nouvelle terre) d’Eckhart Tollé, « professeur spirituel » en mars 2017 et je n’ai pas saisis grand-chose…Et au mois de juillet, j’ai repris ses enseignements et j’ai compris ce qu’il disait, ça fonctionnait. Il parle d’un espace en soi et je l’ai ressenti. Un espace de paix.

On y est enfin à ce mardi 25 juillet 2017. Je suis assise sur ma chaise à mon travail, – et je réalise – « ah mais, derrière cet espace, c’est mon âme ! ».

A 28 ans, j’ai eu l’impression de reconnaître une vérité que j’avais oubliée. J’ai réalisé qu’avoir une âme était bien plus qu’un soleil bienveillant dans la poitrine (image que j’ai dû voir petite, dans un dessin animé ou je ne sais où ailleurs) parce qu’il y a une interaction entre l’âme et la personne. Je dis bien une interaction parce que la nature des 2 est différente.

Je vous fais un petit résumé des enseignements appris grâce à Eckhart Tollé, Gary Zukav, Marianne Williamson et Wayne Dyer, notamment.

L’âme que certains appellent aussi l’esprit ou la conscience est une partie de soi qui est infinie, illimitée, reliée à tout. C’est l’essence de la même énergie qui fait circuler la sève dans les arbres et le sang dans notre corps. Cette énergie est éternelle et s’incarne en une personne. C’est pour cela que l’on peut évoquer une conscience vivant une expérience humaine. Et ça ne se comprend pas à travers un raisonnement, ça se ressent.

S’aligner avec sa conscience, c’est vivre avec une boussole qui indique toujours la voie, si on l’écoute.                         

Les sagesses anciennes évoquent un conditionnement qui nous fait oublier notre vraie nature.  Ce conditionnement se fait très jeune et est le résultat de l’éducation, de l’environnement, des codes, des habitudes transmises, des normes, des stéréotypes internalisés, etc.

Se libérer de l’Ego reconnu comme une partie de soi qui vit dans la limitation est la clef. Un Ego qui a besoin d’affirmer sa différence – mes goûts, mon avis, ma réputation, mes valeurs, mon espace vital, mon territoire, mon pays etc.  Il est à la source des sentiments de supériorité, d’infériorité, de rancune, d’agressivité, de fainéantise, de culpabilité, de vengeance, de jalousie, de haine, d’arrogance, d’avidité, de regret, d’envie etc, que l’on peut ressentir en tant qu’être humain. Ces sentiments ne viennent pas de l’âme.

Vivre à partir des principes de l’Ego, c’est être perpétuellement en quête de quelque chose mais sans jamais être satisfait. Vivre de la peur et du manque. Cela veut dire vivre en étant à la recherche de sa valeur à travers l’attachement à des choses extérieures. Cela se traduit par un sentiment de diminution quand on perd son travail, son argent, son statut, son intelligence, sa jeunesse, sa beauté. Quand on ne se sent pas à la hauteur de ses propres attentes. Tous ces exemples sont des manifestations de l’Ego qui vit en chaque être humain.

C’est l’Ego qui dit :

si tu es blessé.e, venge toi et assure toi que cette personne souffre autant que tu souffres.

Si tu en as besoin, utilise et manipule les autres.

Si quelqu’un fait une erreur, ne pardonne jamais.

Si tu fais une erreur, ne te pardonne jamais. N’apprends pas et souffre.

Si une personne est complimentée, rabaisse-là pour te rassurer.

Si tu ne comprends pas quelque chose, ne pose pas de questions et mets-toi en colère.

Jalouse la réussite des autres.

Assure-toi de cultiver des relations avec des personnes qui peuvent t’apporter quelque chose.

Ferme ton cœur. L’amour est la principale source de souffrance.

etc…

Tous ces comportements viennent d’un alignement avec son ego, avec une partie de soi instable et jamais satisfaite. Ces comportements sont humains et viennent en chacun de nous de temps à autre. La question n’est pas de condamner ces attitudes/émotions mais simplement de reconnaître que nous sommes bien plus que ça.

Une approche spirituelle apprend que s’attacher à ces choses/pensées est source de souffrance.  Un socle ne peut être constitué d’aspects changeants ce qui est une des caractéristiques du monde extérieur. Le socle est déjà en soi autrement dit, nous n’avons rien à prouver juste à être. A vivre avec sincérité et c’est là que la magie opère.

Une avancée spirituelle implique de rester conscient et de travailler chaque instant, afin de rapprocher sa personnalité de son âme. Voir que nous sommes un avec la nature et tous les êtres et plus largement les éléments qui la composent. Être capable de ressentir qu’il y a un monde palpable grâce à nos cinq sens et un monde visible à travers l’âme. Une dimension qui se montre quand on se vide de ses pensées et que l’on est à l’écoute de la vie et de sa manière de communiquer (intuition, inspiration etc.)

Vivre dans l’acceptation de l’autre et non dans le jugement. Avoir de la révérence pour chacun et pour toute chose.  Suivre son intuition dans un monde où nous sommes programmés par notre environnement. Discerner en soi ce qui compte au-delà de ses propres peurs et de celles que les autres nous projettent. Avoir de la gratitude. Avoir de la compassion. Savoir pardonner.

Avancer avec une confiance en la vie, savoir que le but est toujours d’évoluer que ce soit dans la crise, l’effort ou dans l’amour et la sagesse. Chaque expérience dite difficile est une opportunité d’apprendre, de se transcender et c’est souvent ce qui arrive. Etre au fond du trou, être malade, perdre un être cher…peu importe la forme de la crise, une expérience quelconque qui force la remise en question de tout et permet l’ouverture d’un nouveau chemin libérateur. Finalement, c’est vivre avec authenticité. L’authenticité de l’âme.

Répondre à ce que l’écrivain Paulo Coelho appelle – sa légende personnelle -. Comprendre qu’il y a quelque chose en nous au niveau de l’âme qui doit être réalisé. Et on reconnaît ce quelque chose parce qu’il provoque un grand enthousiasme. La beauté est que cette légende est très personnelle et prend toutes les formes possibles mais elle contribue souvent aux autres. Simplement parce qu’on est bien dans ses baskets et que c’est plus agréable pour tout le monde. Ou parce que cette légende personnelle implique directement de contribuer au collectif.

De mon côté, ça m’aide à gérer ma peur. Parce que je ne suis pas une fonceuse, je suis une flipette. L’idée de faire, de dire quelque chose qui me tient vraiment à cœur me fait très peur mais je finis par le dire ou le faire. Quand je finis par me lancer, c’est parce que comme une avocate j’ai réussi à démonter tout le dossier de la partie adverse que je nommerai ici, Madame Peur. Madame Peur est parfois très utile, la voix qui me dit « non, n’emprunte pas ce petit raccourci, sombre », « non, ce sandwich a l’air périmé » etc. Son rôle est de me garder en vie, intacte et je la remercie pour ça. Mais, honnêtement, parfois, elle déraille complément, sérieusement, indéniablement. Dès que j’évoque la simple possibilité de me donner un nouveau défi ou de faire quelque chose d’inconnu, elle convoque une audience au tribunal de moi-même et présente une tonne d’arguments pour me montrer que je vais droit dans le mur et que je vais sûrement…en mourir (elle est très dramatique) !! Honnêtement, parfois, j’ai assez de discernement pour ne pas y croire et Madame Peur, perd. Et parfois ses arguments paraissent si réalistes que je la crois. Et je ne bouge pas et là c’est moi qui perds.

Mais maintenant, j’ai un autre recours. Plus de débats interminables. J’accède à ma conscience et je m’écoute. C’est magique d’avoir un endroit en soi qui est toujours en paix. C’est comme un refuge. Ce n’est pas toujours facilement accessible, ce n’est pas toujours instantané mais j’ai toujours une réponse. Exemple, pendant l’écriture de ce texte Madame Peur a mis son plus beau tailleur de super avocate et a régulièrement convoqué des audiences en urgence  « C’est stupide d’écrire sur l’âme. Tu veux vraiment qu’on te prenne pour une folle ?  Prépare-toi à le payer très cher et toute ta vie bla bla bla ». Alors quand elle commence sa plaidoirie, je descends, je descends et j’entends « écris ».

Alors, j’écris.

La suite, pour moi ?

Continuer à répondre aux appels de mon âme. Continuer à réaliser ma légende personnelle. Continuer à découvrir. Continuer à apprendre. Continuer à aimer. Continuer à créer. Continuer à rire.

Surtout, continuer à profiter de l’aventure ! Epoustouflante aventure !

 

Photo de Pablo Gentile.

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