Chapitre 1 : Cérémonies de remise de diplôme

« J’avais le cerveau en ébullition ! »

En 2013, pendant ma licence en ressources humaines, je me suis découvert une nouvelle lubie. J’ai passé des mois et des mois à écouter des discours de clôture de cérémonie de fin d’études. Tout ça a commencé quand je suis tombée sur un article faisant le portrait de Sheryl Sandberg, la n°2 de Facebook. J’avais déjà entendu parler de Marck Zuckerberg le fondateur et PDG mais jamais de son bras droit. Et c’était une femme et j’étais très intriguée. Son portrait m’a plus et j’ai décidé d’en savoir un peu plus sur elle.

J’ai tapé son nom sur YouTube et je suis tombée sur son discours lors d’une cérémonie de fin d’études. Les fameux « commencement speechs » américains, un moment réservé pour qu’une personnalité adresse quelques mots aux jeunes fraîchement diplômés.  Son message m’a plu. Et, j’ai regardé d’autres discours parce qu’ils représentaient un condensé de la sagesse d’une vie. Quelque part, je leur trouvais toujours ce même message en filigrane : « Vous avez la vie devant vous, faites-en quelque chose ! ». A la fin, je me sentais toujours plus motivée avec l’envie de vivre plus intensément. Alors pour ce premier chapitre, je vous partage, les leçons de quelques-uns de ces discours.

Mettez-vous à l’aise. C’est parti !

  • Sheryl Sandberg discours à la Harvard Business School en 2012

Sheryl Sandberg présentait le monde professionnel d’une manière peu courante, en tout cas dans mon quotidien et ses mots résonnaient fortement en moi.

C’est quoi une carrière ? Elle nous invitait à chercher des trajectoires de carrière non linéaires. Elle soulignait qu’il n’était pas forcément nécessaire de se diriger vers des grands groupes. Elle nous encourageait à chercher une structure en croissance pour pouvoir grandir et se développer avec elle. Elle nous demandait d’être capable de changer de domaine et d’accepter de commencer à un niveau inférieur à son domaine d’origine. Sheryl démontrait que nous étions gagnant.e à long terme parce que notre champ d’expérience s’élargissait. Cela peut paraître contre-intuitif mais quand on y réfléchit, c’est très juste. Souvent quand on a peur de changer de domaine, on ressent la crainte de perdre le bagage de son expérience passée et de redevenir novice.  Seulement, l’expérience n’est jamais perdue, elle s’additionne.

Qu’est-ce que votre CV révèle de vous ? Elle mettait l’accent sur le fait de construire ses compétences et non son CV.  Wouhh ! En gros, elle nous invitait à ne pas poursuivre les trophées. Le poste avec le titre le plus brillant n’est pas forcément le poste où vous allez apprendre et contribuer le plus. Ce sont les missions qui comptent. Elle a illustré son point avec son expérience personnelle. Avant de travailler chez Facebook, elle a travaillé chez Google et a participé à son expansion. Quand elle a envisagé de changer de crèmerie pour Facebook, nombreux sont ceux qui ont essayé de l’en dissuader. Pourquoi travailler pour quelqu’un de beaucoup plus jeune qu’elle ? Pourquoi être bras droit alors qu’elle avait la séniorité pour être PDG ? Sheryl expliquait qu’elle ne s’était pas préoccupée de ces questions. Elle a suivi ses principes. Elle a cherché la croissance et l’opportunité d’apprendre, beaucoup et vite. Notre adéquation avec ce que l’on fait compte plus que le titre d’un poste qui nous rend misérable.

Le feedback. Elle a soulevé un autre point qui m’a beaucoup plus – le feedback -. Je ne connaissais pas vraiment l’enjeu du feedback et combien il était central dans l’évolution professionnelle (et même personnelle en fait). Avec du recul, je reconnais que ces appréciations/remarques aident à prendre conscience de son impact sur l’autre. Dans le monde de l’entreprise, c’est un point assez déterminant, le courage de dire la vérité et d’accepter de l’entendre. Entre nous, vous sentez vous à l’aise pour demander ou donner un feedback positif ou d’amélioration à quelqu’un ?  Comment est-ce que vous gérer les retours et appréciations de vos collègues, de vos proches, etc ?

Elle ajoute toute une partie de son discours sur les femmes et le travail qui m’a définitivement conquise et j’en parlerai davantage dans un autre chapitre.

  • Oprah Winfrey à l’université de Stanford en 2008

« Le monde a tellement de leçons à vous enseigner, je considère ce monde comme une école et notre vie comme une classe »

Je n’avais jamais entendu parler de la vie de cette manière et j’étais subjuguée !

D’ailleurs, répétons cette phrase, ensemble.

« Le monde a tellement de leçons à vous enseigner,  je considère ce monde comme une école et notre vie comme une classe ».

Dans son discours, elle expliquait que ces leçons se présentaient comme des détours, des crises, des impasses, des barrages etc. A chaque fois qu’elle rencontrait une difficulté, elle se demandait ce qu’elle devait en apprendre. Son objectif était d’intégrer au plus vite la leçon, pour éviter de devoir repasser le test sous une forme différente mais avec le même fond ! Vous imaginez ? J’étais touchée parce que c’était une autre manière de dire que la vie n’était pas conçue pour nous rendre malheureux-se mais plutôt pour nous faire grandir. Je vois cette approche un peu comme un jeu vidéo avec des niveaux à passer. Si on ne trouve pas la bonne combinaison pour avancer et bien on reste coincé.e jusqu’à ce qu’on la trouve. C’est généralement, ce qui se passe quand on a l’impression de vivre toujours les mêmes schémas dans le travail, les relations aux autres, en amour etc. Cela ne veut pas dire que l’on n’a pas de chance. Cela veut dire qu’il faut essayer autre chose (penser/agir différemment). Cela veut dire qu’on n’a pas encore trouvé la bonne combinaison pour éviter de tomber dans le panneau encore une fois. (Peu importe la forme, la tête, les beaux yeux du panneau…)

Oui, Oui, Oui, ça me parlait, ça me parlait profondément. J’aurais pu me lever pour chanter Alléluia ! Il fallait donc être ouvert.e aux leçons, avancer avec confiance et une volonté d’évolution. Avant d’entendre ça, je pensais que si l’on rencontrait une difficulté, il fallait accuser le coup et s’en remettre. Mais depuis ce discours, j’ajoute « qu’est-ce que m’apprend cette expérience ? » Je me retrace le film pour comprendre et me donner une chance de corriger le tir pour la suite, en tout cas, j’essaye.

 « Les émotions sont votre GPS pour la vie, ressentez ce qui est bon ou pas. Quand vous devez faire quelque chose ou au contraire ne pas faire quelque chose. »

« La vie vous murmure des choses continuellement et si vous ne prêtez pas attention les murmures se font de plus en plus forts et intenses et si vous ne prêtez toujours pas attention tout s’écroule »

Oh boy, c’était intense… !

Oprah demandait de prêter attention aux petits signes de la vie, avant que tout dégénère. Comme un voyant qui s’allume dans une voiture, puis un bruit étrange au démarrage. On ne prête toujours pas attention et là, la voiture lâche en plein milieu de l’autoroute. Eh bien on peut ressentir ça dans tous les domaines de notre vie. Je suis certaine que vous voyez de quoi je parle. Souvent on réalise qu’on n’aurait pu s’éviter des tracas si on avait été plus attentif-ve, si on avait agi plus vite, plus tôt. En bref, nous avons un GPS interne en nous, pour nous orienter et il faut l’écouter. La vie nous parle avec son propre langage et il faut l’écouter ! C’est noté, merci Oprah !

Elle clôturait son speech en offrant L’homme aux deux cerveaux : Apprendre à penser différemment dans un monde nouveau et Nouvelle Terre de Eckhart Tollé à tous les jeunes diplômés.  (Je finirai par les acheter quelques années plus tard et quel bouleversement ! On le verra dans un autre chapitre)

Dans ma super playlist, il avait aussi Denzel Washington avec tout son discours sur l’échec et l’inutilité d’essayer de l’éviter, Jk Rowling à Harvard sur l’échec aussi. Une surprise avec la découverte de la détermination de fer d’Arnorld Schwarzenegger, l’éternel outsider en bodybulding, au cinéma, en politique. Le discours de Steve Jobs en 2005 de la promotion de Stanford. Un discours culte et de nombreuses citations sont tirées de cette allocution, d’ailleurs.

Voilà, en 2013, je me repassais ces discours en boucle parce que je voulais garder cette énergie. Cette inspiration qui donnait l’impression que tout était possible. Il était facile d’être regonflée à bloc pendant une ou deux journées voire une semaine, mais je voulais une vie entière. Je voulais que ces mots se gravent dans mon cerveau pour toujours.

A jeudi prochain pour un nouveau chapitre.

Sidonie

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